Politica

14 juin 2019

L'échec de Nathalie Loiseau au parlement européennes, incarnation de la politique macronnienne.

Ainsi, le premier échec du parti d’Emmanuel Macron au parlement européen n'aura pas été long à venir. En effet, celui-ci espérait, au vu de sa deuxième place aux élections européennes avoir la tête du parti libéral européenne nommé alliance pour l'Europe. Mais c'était sans compter sur la morgue qu'il incarne et, par conséquence, de celle de ses subordonné(e)s. De fait, Mme Nathalie Loiseau s'est épanchée gravement sur ses futurs collègues de travail, leur taillant des croupières méprisantes et dégradantes. Tout cela après avoir affirmer à ses collègues français que « La motivation et l'humilité sont les maîtres mots. Le métier de député européens s'apprend. Un conseil, la jouer modeste et surtout pas arrogant. » (Canard enchaîné 12/06/ 2019). Comme son supérieur, elle pense que l'humilité, c'est narguer le reste du monde, et que cela n'aura pas de conséquences. Mais les conséquences ont été immédiates, avec la multiplication des candidatures, et le retrait obligé d'une candidate ayant perdu toute crédibilité, entraîne que le groupe macroniste ne sera pas à la tête de la présidence du groupe.. Ce manque de crédibilité avait été souligné par la plupart des éditorialiste, ces effets n'ont pas tardés à se manifester.

Ce comportement n'est qu'une des représentations du déni du réel macronnien. Ainsi, la deuxième place du parti LREM a été présenté comme une victoire. L'absurdité même que la deuxième place était synonyme de victoire reste trop rarement souligné. L'exemple du président de la République, laissant croire à un débat égalitaire pendant la crise des gilets jaunes, alors que les intervenants étaient au minimum contrôlés pour des raisons dé sécurité évidente, et qu'ils se déroulait avec un service de sécurité quasi délirant. Le nombre de personnes intervenant auprès du Président a toujours était inférieur au nombre de policiers présent dans un rayon de 500 mètres. Bien sûr, ceci n'était pas des conditions saines pour « un débat apaisé ». Mais la plupart des médias ont décidé que s'opposer au chef de l’État était probablement un risque trop grand pour souligner ce fait.

Pour en finir avec cette séquence européenne, il faut rappeler que les députés européens ralliés à Emmanuel Macron en 2017 n'ont siégé dans aucun groupe. Ceux réélus n'ont cdonc pas appris la discussion, le débat et les contradictions internes au sein d'un groupe parlementaires. Et ce n'est pas au sein de l'assemblée nationale qu'il l'ont appris, ou le vote unanime reste de rigueur à quelques exceptions. Ils vont devoir apprendre que contrairement à la tradition française des groupes parlementaires de la cinquième République, l'autoritarisme est très mal supporté. Il vont de voir faire des concessions et que la position politique de Mr Macron est loin de faire la pluie et le beau temps au sein de l'assemblée européenne. Si cette attitude hautaine affichée devait durer, il se peu même que les députés français de LREM soit ostracisé, si ce n'est même expulser du groupe malgré leur poids relatif. Les conséquences du vote macroniste aboutit bien, comme je l'avais précédemment annoncé, à un affaiblissement de la représentation française au sein de l'Assemblée européenne, même si moins que je le craignais.

Le 14/12/2019

Fabien Micolod.

20 mai 2019

Effets sociaux de la gestion de la contestation dites "des gilets jaunes"

L'image est catastrophique. Après des mois d'une contestation purement girondine, l’État n'a apporté qu'une réponse jacobine. Entre le mépris qu'ils affichent, et le dépeçage en règle qu'ils préparent de l’État, quoiqu'il arrive. Cette oligarchie largement népotique est en train de vendre la France a vil prix pour quelques-uns s'enrichissent au détriment du plus grand nombre. Mais tout était dit au début de ce quinquennat. Et les victimes de ce vol organisé ne devraient pas se défendre. L'absence de vision des uns tant que des autres politiques est navrante, mais démontre si ce n'est une adhésion de fonds, une absence de prémisse de réponse collective. Si les gilets jaunes ont créé de nouvelles solidarités, celles-ci sont surveillées tant par le pouvoir que par d'autres acteurs, au minimum européen. L'échec du Brexit pose la question de l'avenir de l'Europe. Mais même là, manque de cohérences et objectifs atteignables traités par des politiques uniquement par des biais de profit à court terme. L'absence de frein au pouvoir, et la soumission d'une police pourtant en danger, vu l'annonce de suppression de 120 000 fonctionnaires, qui forcément les touchera aussi. Faites vous haïr pour nous, pour pour qu'après le gouvernement supprime combien de poste ? Et l'image de ce président incapable de ase faire entendre dans son propre pays.

Je crains la multiplication de communautarisme, vu que le représentant de la nation est incapable de penser la communauté française dans sa diversité. Le pouvoir en place continuera à subir des contestations sociales, de groupes de plus en plus petits et de plus en plus dangereux. Cette politique contre-productive. De plus, il enchaîne les injonction paradoxale. D'un coté, il dit qu 'il faut un projet de défense européen, de l'autre, il maintient les troupes en Afrique (Combien de tempe pour mener ,les troupes en cas d'agression du territoire européen, si un de nos allié pensait pouvoir gagner en territoire ? Quels plans, quels armée, quelles procédures communes telles devrait être aujourd’hui le travail ? La diplomatie française fait trop eu pour influer sur l'Union européenne, et Macron espère avoir un maximum de députés, mais il manque de clarté sur le groupe parlementaire. Quoiqu'il arrive, sa vision politique pèsera peu, et donc, voter Macron, c'est voter contre les intérêts français. A titre personnel, je voterai pour celui que je pense le moins pire, et réellement actif et pesant au niveau européens, le parti Europe écologie les verts.

La société française doit trouver un chemin de résilience, et il ne peut se faire dans cet ultra-centralisme jacobin. Je l'ai dit, et le sénat n'a que confirmer un fait, l'institution la plus dysfonctionnant parce que non responsable devant aucun contre-pouvoirs. Les changements de structures, ayant été précédés de lois utilisés discrétionnairement est contraire à la bonne gestion du bien commun patrimonial de la France que devrait assurer une République. Le droit commun esr dominé par un droit qui n'a pas de normes, et donc devient irresponsable pénalement. Alors que l'individu subissant les

Foudres de la loi biens différenciées que vous soyez riches ou malheureux. Certains échappent à la justice alors que chacun connaissent leurs forfaits. D'autres, sur simple invocation d'un soupçon, sans que celui-ci soit fondé ou pas, se trouve devant un tribunal. Les uns ont le droit à la comparution immédiate condamnant presque toujours. Et même si tous les puissants n'ont pas accès en France à la cour de justice de la République, une justice peu pressée, et dont les jugements sont sans cesse repoussé sans presque de condamnation à du ferme. Il peuvent laisser la population carcérale, la transformant en bouilloire de contestation sociale pour l'avenir. Les français constatent que les droits sont pour quelques-uns, les autres, le plus grand nombre, soumis uniquement à des devoirs et obligations. Le système devrait tendre à l'équité et impose son contraire.

Ainsi, non seulement les citoyens ont perdu la confiance du pouvoir exécutif et législatif parce que les élus ne sont allés sur le terrain que dans des conditions ou il ne pouvait pas y avoir de dialogue. Mais de plus, le suivi judiciaire soumis à cette ordre qui contribue à la destruction de la société. Les révoltes et les incompréhensions se développent à la perpétuation d'une situation sociale déjà bien en proue aux doutes. Le déni du evoir des élites envers les humbles est emplis d'un violent mépris, qui se traduit dans la brutalité envers les citoyens. Mais les leurs se protègent. Cette façon de faire dure déni l'affaire Benalla et n'en est que le prolongement. Quand on protège un individu qui usurpe une fonction régalienne, et que d'autres sont arrêtés pour un doigt d'honneur, les contradictions sont si manifestes que les individus comprennent qu'une parti s'arroge le droit légitime de la violence en ne respectant pas les règles et en disant aux autres de les respecter. La société ne peut que se contracter à la différence de réaction entre les uns et les autres. Les responsabilité est due aux imprévoyances successives du pouvoir qui a toujours réagit à contre-temps et ensuite souvent au dépit du bon sens, n'a de plus pas su écouté. Cette insécurité quand à la parole et à son sens empêche un vrai examen du discours, puisque les actes sont distincts des paroles.

Réinstaurer le dialogue entre les citoyens sera complexe, et nécessitera un vrai retour sur le moment présent. Face à une situation de changements internationaux majeurs, le système démocratique est en danger même en France. Et ce n'est pas ces élections européennes,qui si elles ne sont pas totalement ignorées sont soumise à une forte abstention.

Le 20 Mai 2019

Fabien Micolod

02 mai 2019

Les réponses de Mr Macron au mouvement dit des gilets jaunes

Enfin la restitution de Mr Macron à son débat est venue. S'il est compréhensible que suite à l'incendie de Notre Dame est retardée cet exercice, il semble que son discours est évolué partiellement depuis la première mouture. Ainsi qu’annoncé dans le questionnaire lié à cet exercice, pas de changement de fond sur la politique menée. L'ordre public est pour lui l'un des fondement nécessaire. Les mots ont un sens. Il parle d'ordre public, et non de paix sociale. L'aspect conservateur des termes est significatif. Selon son annonce, la transformation du mouvement et la violence ne serait due que au mouvement en lui même, et non à la gestion peu amène des manifestations et des missions confiées au forces de l'ordre.

Alors qu'il parle du manque de considération des français par les institutions, et qu'il dit sa responsabilité dans cet état de fait. Il oublie que son discours reste très autocentré sur des décisions prises en amont, et un comportement tant personnel que dans la manière de prendre les décisions. La mobilité, par exemple, était présentée comme un axe de la réforme de la SNCF. Près d'un an après, le mouvement des gilets jaunes a souligné le manquement de stratégie et de vision politique de proximité et de réalité dans la réponse apportée.

Quelles sont les priorités ? La diminution du nombre de parlementaire reste centrale pour lui. Je reste partagé sur ce sujet. Celle-ci rend nécessaire la réforme du statut de la République pour assurer celle-ci ainsi que son enjeu démocratique est réel, qui de toute façon est indispensable au sein de la République française.

La réforme institutionnelle est présentée comme un acte supplémentaire de la décentralisation. Le financement et la responsabilité des collectivités territoriales est annoncée. Mais là reste beaucoup de flou. Les contradictions existent dans son discours. En effet, à la fois il met les maires au centre de cette décentralisation, mais il semble que ce surplus, non défini, soit soumis au contrôle du préfet, donc de l’État centralisé. Ce qui me laisse sceptique sut le résultat. La voie référendaire est envisagée par le référendum d'initiative partagée. Ainsi, le référendum resterait national, et l'élargissement du référendum d'initiative locale reste peu accessible aux citoyens.L'accessibilité au services publics est affirmé, mais contradictoire avec des politiques menées par ce gouvernement jusqu'ici, ainsi qu'avec les annonces de la suppression de 120 000 fonctionnaires. Si ce nombre semble être proclamé à la baisse, l'objectif reste à priori confirmé dans l'esprit. Quitte à parler d'un sujet purement local, une partie des services des impôts ont fermé dans ma commune, et il est prévu d'en supprimer le reste. La présence de l’État sur le territoire est une vraie question.

L'injustice, particulièrement fiscale, est dites combattue. Contrairement à ce que dit Mr Macron, le mécanisme dit du verrou de Bercy n'a pas été supprimé. La réforme de l'impôt sur la fortune est présentée comme une réforme de l’investissement. Son premier effet est une diminution des dons aux associations, et de par là, chacun peut se demander son effet réel sur l'investissement. La baisse de l'impôt des classe moyenne est mise en avant. Si certains pourraient en bénéficier, la encore la question de la durabilité de cette baisse se pose. La suppression de nombre d'organisme inutiles permettrait le financement de ce cadeau annoncé à un mois d'une élection. Quand à dire que l'impôt met à contribution les classes les plus aisées, le problème de la disparition d'un certain nombre de service des impôts pose une fois de plus la question du contrôle de l'évasion et de la fraude fiscale, ainsi que des fraudes sociales. Et si la cour des comptes, dont le Président est issu, est un organisme d'alerte et doit l'évalué, la méthode d'évaluation reste à définir.

Le problème de l’éducation est effectivement un problème central. Après une première réforme difficile et contradictoire, le sujet de la taille des classes est probablement une vraie question. Après deux années ou le nombre de recrutement ont diminué, il semble que celui-ci devrait être revu à la hausse. Mais cela ne réponds pas au problème des salles de classes, qui, elle, n'augmentera pas. La formation des professeur subit des injonctions contradictoires et une analyse des décisions prises doit être continue et critique. La réforme de la formation est une fois encore annoncée. Attendant depuis 2017 cette réforme, sa stratégie est ses objectif, je reste sceptique sur le fondement de celle-ci. De plus, la formation est une prérogative des régions, et la région dont je suis issu, Auvergne Rhône-Alpes, a plutôt contribué à un recul des organismes, particulièrement pour les chômeurs de longue durée et des difficulté liées à la reprise d'emploi. La réforme des retraite,sa réindexation sur l'inflation et ses effets sont présentés comme essentielles, mais non sans contradictions avec la consultation menée actuellement.

L'écologie ne peut se prévoir seulement au niveau central, et les actions du gouvernement, avec la vente de maint forêts domaniales, est contradictoire avec les objectifs de diminution du carbone. La sortie des accords internationaux qui limitent les taxations des avions et des bateaux n'est pas à l'ordre du jour. Étrangement, il est de nouveau question du grand âge et de la dépendance concomitamment à ce discours.

Le manque de clarté sur les méthodes pour relancer la natalité reste grandes, et peut mener à des lois peu engageantes. Les méthodes de paiement pour les pensions familiales restent peu définies. La problématique des aidants familiaux reste aussi floue. L'engagement dans la société est affirmé. J'ai déjà soulignée l'effet négatif de la transformation de l'ISF, et n'y reviendrai pas. Le service national universel est sensé tenira lieu de supplétif au défaillance passé de l’État. La laïcité est affirmée, malgré le lien précédemment affirmé entre l'Eglis (sous-entendu catholique) et l'Etat. Si des écoles coraniques ont été fermées, le poids des relations commerciales militaires avec des États qui promeuvent un islam rétrograde et particulariste reste problématique. La question des frontières européenne ne tienne pas compte d'une politique menée jusqu'ici de manière très peu solidaire envers les lieux d'arrivée des migrants.

Entre paradoxes des politiques menées précédemment et annonces peu étayées, le doute reste profondément ancré sur les décisions à venir. Les manques sont nombreux, j'ai dit que le plan pauvreté resté sans objectif et sans stratégie,. Mais la question du chômage de longue durée, l'emploi des personnes en fin de carrières et la difficulté du paiemnt des impôts par les plus fortunés restent autant de points ou l'action politique est peu lisible.

Le 02 Mai 2019

Fabien Micolod

24 avril 2019

L'arrestation de Gaspard Glanz, entre censure d’État et justice à deux vitesse, un enjeu démocratique

Gaspard Glanz, journaliste indépendant, a été arrêter pour un doigt d'honneur à un policier. Après une garde à vue de 48 heures qui, selon ses dires, à été musclée, il a été interdit de présence à Paris pour les prochaines manifestations. Ce pseudo jugement n'est pas motivé par des éléments de droit. Voilà pour les faits. Ils sont parlants. Après une comparution immédiate, procédure que je dénonce dans tous les cas et que je refuse de considérer comme un procès ou même un acte de justice, il se retrouve interdit d'exercer son travail. S'il est permis de critiquer l'angle de ses reportages, d'être ou non en accord sur la façon de traiter les sujets qu'il choisit, la pluralité des points de vue est nécessaire à un débat réellement démocratique. Il semble que cette décision soit plus motivé plus par la loi dites « État d'urgence » et son article 5 qui permet d'entraver la circulation d'individus que par le simple outrage agent. Le terme radicalisé, utilisé pour les criminels dit terroristes, est utilisé pour les gilets jaune, aboutissant à l'utilisation de cette loi pour tout acgte dérangeant le pouvoir.

J'ai pointé les problématiques de cet état d'urgence dans le droit commun en soulignant l'absurdité de la proximité de ces termes contradictoires. Mais que cette loi soit utiliser pour contrôler la circulation des opposant et potentiellement,réellement dans ce cas l'information, si cela restait prévisible dans l’esprit de la loi, cela n'en reste pas moins des méthodes anti républicaine et anti démocratique, ou pour le dire autrement, des méthodes d'extrême droite. La plupart des observateurs ont souligné l'isolement de Mr Macron, sa tendance à décider de manière autoritaire et solitaire, son manque d'écoute. Des événements et des lois laissait craindre une dérive qui s'est concrétisée de plus en plus depuis Mai dernier, début d'une crise, ou, si les manifestant ne portaient encore des gilets jaunes, ceux-ci se plaignaient de l'aveuglement et du manque d'examen des demandes d'une grande partie des français. De mon point de vue, le mouvement des gilet jaunes ne dure donc pas depuis 23 semaines, mais depuis bientôt plus d'un an.

Cette dérive d'ailleurs du pouvoir exécutif et judiciaire été déjà en place. L'affaire Benalla, affaire de violence sur personnes, n'a toujours pas été jugée, alors que les victimes de ce monsieur, elles, ont déjà eu le droit à un procès et condamné à 500 euros d'amende. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, plusieurs centaines ont été condamné « avec la plus grande fermeté », démontrant par là la soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif, ce qu a toujours été un problème démocratique au sein de la cinquième République. Pire, aucune enquête sérieuse et indépendante n'a abouti sur les gardiens de la paix ayant abouti à des mutilations de citoyens. ,qu'il conviendrait mieux de nommer dans ces cas là force de répression. Être victime de violence policière para policière semble donc signifier être forcément coupable.

La fin de cette République et les convulsions qui accompagnent ce déclin républicain et démocratique va probablement durer, puisque aucune femme et auu homme politique ne pointe réellement le dysfonctionnement grave des services et des pouvoirs de la Présidence, de la République, malgré un rapport du Sénat qui ne tire pas conséquence de ses propres analyses. Quelles que soit les annonces du président, il est fort peu probable qu'il remette son propre pouvoir et ses propres décisions en cause. Ainsi, mon hypothèse que même si le mouvement des gilets jaune fini, il renaîtra sous d'autres formes, jusqu'à ce que la cause premières soit traitée, soit l'extrême verticalité du pouvoir jacobin présidentielle, avec ses passe-droits, et sa tendance à écrasé par la force si nécessaire toute protestation, et peut-être bientôt opposition.

Le 24 avril 2019

Fabien Micolod

13 avril 2019

Fin du grand monologue de Macron, les raisons de l'échec du grand débat.

Comme prévu dès le début de cette soit-disant consultation des français, l’absence de stratégie politique, hors de dissoudre l'amalgame politique étrange et contradictoire qui ont défilé sous le symbole des gilets jaunes, est un échec. Cette grande concertation aurait pû être fondatrice, si elle avait été sincère, et été fondée sur un objectif claire. Mais les dés étaient faussés depuis le début. Cette opération de communication n'avit pour but de diluer le vide de vision politique, qu'elle soit au niveau français qu'européen. Chaque intervention semble mal préparé, mal structurée dans le temps, les objectifs sont flous la stratégie trop fluctuante, les moyens tactiques mis en œuvres inefficaces. L'impréparation de cet événement qui se présentait comme démocratique à donner lieu à des scènes d'une prétention, et d'un décalage entre une parole qui se disait ouverte. De fait, les débats directs avec les maires et es citoyens étaient profondément déloyaux. D'une, seule une partie de la population, qu'au vu des images certains pourraient supposer au minimum considérer sans risque, et avec la présence d'un cercle de policiers qui représenter deux fois l’assemblée, certains aient pût arriver moins facilement s'exprimer.

S'il n'est pas absurde d'espérer qu'il existe une sortie de crise par le haut, elle doit se faire avec l'ensemble des français. Le problème représenter par le président et son gouvernement n'est pas qu'un problème de personnel politique. Le problème systémique se trouve à deux niveaux. Une structure nationale, beaucoup top centralisée, se délitant sous le poids de fonctionnement corrompus. Une défaillance dans la proximité des décision, et des effets néfastes dus à l'impréparation et le retard dans la perception des problèmes de terrains. De plus, les dossiers sont priorisés par une minorité, qui souffrent des propres limites de son incompétence. L’enjeu est de savoir quelle type de société nous nous devons de laisser aux générations. Et les directions prises aujourd'hui ne sont pas faites pour rassurer un démocrate, voir même un Républicain. La soumission du pouvoir judiciaire s'est démontrée lors du mouvement des gilets jaunes. La peine doit réintégrer le citoyen dans la citoyenneté commune, y compris la prison. Mais quand elle est demandée systématiquement pour une partie de la population, une autre échappe bien souvent aux peines fermes .La corruption sous toutes ces formes engendre un effet de distorsion entre l'annonce et l'effet du projet, dégradant tout effet économique positive. Et cela engendre une violence du fait de cette dissonance cognitive.

Mais le pire, c'est que l'opposition semblent pour grande part déconnectée, et les réponses semblent tout aussi peu convaincante. De fait, la réussite de l'apport financier par la privatisation des aéroports de Paris semble peu convaincre, particulièrement après l'échec de celui de Toulouse. C'est intéressant de vouloir intervenir sur la gestion du domaine publique, en tant que citoyen, c'est une base du politique. Mais limiter la demande à ce seul cas montrent le manque de vision politique. Il serait plus intéressant d'envisager des normes visant à fixer les nécessaires intérêts stratégiques et économiques de l’État. Les cessions de bien publics, quand elles ont lieux, doivent bénéficier de deux protections. La première serait une protection dans le temps, dans une durée politique acceptable, pouvant être remis, en cause, pas de contrats de plus de dix ans. La seconde serait liée à la nécessité d'efficacité de la mesure, et il est pour cela nécessaire d'avoir un contrôle pour vérifier la sincérité des engagement. Parce que le référendum voulu par les oppositions, représentent la diversité des problèmes.

De fait , la structure de l’État français par sa hiérarchie figée et autoritariste empêche plutôt qu'elle ne favorise le renouvellement sain des structure politique. Les efforts de décentralisation ont oublié de prévoir un financement autonome d'au moins une partie de la dépense induite par les pouvoirs locaux, quels que soient leurs échelons. Le problème de représentation démocratique se trouve aussi depuis la créations des communautés de communes, ainsi que ces succédanés. Celle-ci à acquis de plus en plus de pouvoir, mais le citoyen n'avait qu'un choix indirect, par l'élection de son maire. Dans le même temps les départements ont perdus une partie de leur prestance, si ce n'est de leur pouvoir. Des questions de structurations de cet ensemble et sa rationalisation peuvent être pensée. Il doit être pris en comptés les investissements structurels pour une plus grande efficience.

Le fait est que ce raout présidentielle se prétendait à réformé le socle institutionnel, en envisageant entre autre la réformes des chambres représentatives. S'il peut être intéressant de repenser le nombre de représentants et le pouvoir des assemblées nationales, cela a un corrolaire. De fait, la structure politique la plus défaillante dans les institutions de la cinquième République, c'est celle de la présidence de la République est l'absence de contre-pouvoir et d'évaluation des décisions. Ce manque génésique du système actuels montre ses limites quand le manque de politiques est remplacés par un discours creux. L'éloignement du pouvoir de sa base citoyenne empêche toute écoute de la part des décideurs.

Les enjeux de la transformation territoriales sont nombreux. L'ancrage territoriale des services étatiques et para-étatique est nécessaire à l'adhésion des populations à une politique. Le contrôle démocratique des décisions de terrains, l'efficacité des engagements doit pouvoir être dialoguer, pas dans une vaine diatribe autocentrée comme l'a été le grand débat. Le RIC, mal définit au sein des gilets jaunes, à rappeler l'existence de certains dispositifs préexistants dans le droit français. Entre autre le référendum d'initiative locale permet de poser la question du PLU. , le plan locale d'urbanisme. Si la technicité juridique et la nécessaire probité des institutions est issue d'une saine démocratie, les populations locales sont les premières concernées, et doivent pouvoir s'opposer au dérogations particulaires. C'est l'essence du droit commun dans une République démocratique que de protéger le citoyen contre l’État et les régimes dérogatoires. Le problème est que tous ceux partis d'une initiative réellement locale n'ont pût aboutir.

Quand les amendements sont rédigés par une minorité payer à influer à des intérêts, cela mettent des populations en danger sous prétexte de les protéger est de les protéger. Et les violences sociales qui en découlent font l'objet d'une répression pénale auquel eux échappent. Car pour chaque gilets jaunes condamnés, combien de Benalla bénéficient de parcours juridiques aménagé. Si chaque gilets jaunes avaient reçu quatre passeports diplomatique pour services rendus à la nation, peut être serions nous sortis de la crise politique qui secoue longuement le pays. Mais tel n'a pas été le desiderata présidentiel, et l'impréparation consubstantiel du grand débat apparaît dans sa nudité. Si le Sénat a tenter de paraître un frein à cette guignolade,l la charge n'a pas posé la question institutionnelle qui fâche, celle du statut de la présidence.

Le seul moyen de réconcilier ,les français, c'est de les obliger à se reparler. Les deux enjeux sont clairs. Le premier est Une refondation des institutions ou les citoyens seraient de nouveau à l'initiative et au contrôle des décisions publics. La commune doit être le socle pour lequel déclencher à minima un référendum d'initiative locale et citoyenne. Toutes les circonscriptions électorales et Si à terme,il faut viser pour la fusion des communautés de commune . La communauté de commune doit être au suffrage universel direct, et doit être un arrondissement de référendum.. En effet, les décisions prises par des circonscriptions administratives non élues tendent à engendrés des décision technocratiques uniquement. La région sont de fait des pôles économiques et sociaux, vecteurs des fonds structurels européens. Malgré tout, il restent des acteurs sous évalués, particulièrement après la fusion réussie, mais inachevée, des régions. Penser un financement, et la rédaction des circulaires au niveau des régions dans leur domaine de compétence, sous la surveillance du conseil d’État paraît envisageable.

Le second est la simplification et l'équité de l'impôt. Le maquis administratif de la fiscalité française profite à une minorité, qui le fait au dépend du reste de la société. Cette taxation indirecte qui pèse sur le citoyen n'est pas égalitaire, elle permet concomitamment à une parie financière d'échapper à tous contrôle. Le déséquilibre entre la punition et la vitrification administrative des chômeurs, un millier de postes trouvés, et celle de la corruption et de la lutte contre l'évasion fiscale avec des personnels insuffisants et des procédures vieillissantes. La disparité est devenue trop évidente, et ils croient que les français vont se contenter d'un changement d'une élite de plus en plus oligarchique, repliée sur elle-même, sourde, insensible. Ce n'est qu'ensemble que les français trouveront des solutions.

Fabien Micolod, le 13/04/2019