Politica

26 juillet 2022

La cinquième République, le poids de la centralisation présidentielle.

Les résultats des élections ont été des plus étranges. Après une confrontation présidentielle avec le surgissement de forces politiques recomposée. Les législatives ont montré un paysage politique éclaté. La France après cinq années chaotiques tente de se remettre aux risques de l’avenir. Quel monde allons nous laisser pour nos enfants. Les transformations des institutions de la cinquième République tendent à présidentialiser le pouvoir. Le contrepoids de l’assemblée nationale a souvent été ignoré.

Le pouvoir peut évoluer pour créer de nouveaux équilibres politiques. Depuis plusieurs élections, le quinquennat des élections présidentielles avaient aboutie à une concomitance des partis politiques aux têtes des pouvoirs exécutif et législatif. L’institution présidentielle en fut renforcée. Sous au moins deux présidents, le parlement ne fut plus qu’une chambre d’enregistrement. Cela s’est accru avec le dernier quinquennat, avec des députés inexpérimentés. Le pouvoir a été centralisé, que ce soit par les divers conseils de défenses, non soumis au débat public et des pouvoirs d’ordonnances qui ont été accordés au Président de la République française suite à la crise du covid.

La cinquième République a bien mis des contre-pouvoirs à la présidence, mais les personnalités sont souvent le résultat des désirs du chef. L’entre-soi a souvent été de mise dans les hautes sphères de la fonction publique, avec plus ou moins de compétences de la part de ceux qui exerçaient. Le problème vient du peu de démocratie qui résulte de ce fait. Les contre-pouvoirs sont un élément définissant les systèmes démocratiques. Le choix de proches pour exercer des fonctions de conseils ou de pouvoirs est contraire à ce besoin de forces de régulations aux pouvoirs de la Présidence.

Avec le résultat des élections, le parlement peut avoir ce rôle de limitation du pouvoir de la présidence. Mais le quinquennat et particulièrement la présidence d’Emmanuel Macron, le parlement est redevenu la chambre d’enregistrement des lois du gouvernement. Le contrôle démocratique diminuait. Si la nouvelle donne électorale change quelque chose, c’est la capacité d’amendement. La confiance accordée par le président doit être avalisée par le parlement. Or, ici, ce n’est pas le cas. Éviter une motion de défense n’est pas pas la même chose qu’avoir la confiance.

Ce parlement est divisé et va, pour une raison peut-être même pas imaginer, tomber. Il se retrouvera à un moment en minorité. Peut-être même une année l’État se trouvera en cessassion de paiement parce que le parlement sera incapable de trouver un accord sur le budget. Mais quel que soit le sujet, coupures d’électricité due à l’insécurité énergétique des réacteurs nucléaires ou une crise imprévisible, la tempête sera dure pour l’Élysée. Dette sans nouvelles sources de financement, désaccord sur les résultats ou les causes de ces problématiques, le dirigisme de l’Élysée et de son représentant à l’assemblée nationale le chef du gouvernement, vont finir par leur absence d’écoute finir par lasser. Le risque d’une absence de gouvernement de long terme semble possible, sans aucune prévisibilité de ses conséquences.

Tous ces éléments sont des preuves supplémentaires que le système politique de la cinquième République Française se meurent de sa propre absence de remise en question. L’étatisme centralisée a aboutit à une oligarchie de plus en plus présidentielle. Avec le dernier quinquennat, cette tendance s’est accentuée. Les contre-pouvoirs ont été domestiqués avec une série de nomination soit directement par la présidence, soit par une assemblée nationale en majorité. La tendance centralisatrice à toujours voulu accroître son pouvoir au détriment des citoyens qui la composent.

Il est temps d’en finir avec ce système qui s’il est réactif, peut au temps produire du positif comme du négatif, selon la pertinence des décisions. Les abus ont été nombreux et le personnel politique tend à rester homogène. Le nouveau système doit tenir compte des héritages historiques, juridiques, mais changer profondément de paradigme. Les grands axes restent pour moi les mêmes, fédéralisme dans un système où commune, région/département sont en interaction pour le politique, meilleur équilibre des pouvoirs entre le législatif, le judiciaire et l’exécutif, accès égalitaire au droit.

Mon combat pour aboutir à ce type de régime politique. J’ai parfaitement conscience que même en cas de constituante, cette option soit choisise. Mon opinion reste que cela améliorerait le système politique bien plus qu’une continuation de la centralisation.

26/07/2022

Fabien Micolod

10 mars 2022

Plaidoyer pour la paix en Ukraine (et dans le monde).

L’invasion de l’Ukraine par la Russie rappelle que la guerre peut toujours s’étaller dans le monde. Bien sûr, le fait que l’Europe soit visée entraîne des réactions qui n’existent pas pour d’autres guerres qui ont lieux actuellement, tel le Yemen. Le fait qu’une puissance nucléaire affronte un pays proche de celle de l’Union Eruopéenne, elle même ayant une puissance nuclélaire en son sein, laisse planer la fin de l’humanité.1 Elle souligne aussi la nécessité du traité d’interdiction des armes nucléaires.

La guerre se fait toujours au détriment des populations quie la subissent. Ici, la première victime est la population ukrainienne vicitme de l’opposition d’un autocrate face à une nation en construction. La constance de la menace et la violence institutionnelle de la Russie a justifié son intervention dans des pays extérieures. La conscience des risques militaires revient en europe après trente ans de paix relative.

Le risque d’escalade existe. La participation de pays liés à l’OTAN, la Pologne en tête, au conflit fait surgir la possibilité d’un conflit généralisé. Les populations tant ukrainiennes que de l’ancien pacte de Varsovie ont le souvenir de la domination des deux grands totalitarismes européens. Cette crainte justifie la prise de position polonaise, mais aussi des ex dépendances soviétiques. La dépendance énergétique des états européens à la Russie ralentit le consensus nécessaire pour protéger les populations tant des victimes de l’invasion que de son propre engagement.

Chercher la paix n’est pas prendre part pour un camp contre l’autre. C’est s’opposer à la fabrication et à la vente d’armes. C’est considérer que ces objets, les armes, voués aux meurtre individuel ou de masse, ont toujours le but de servir. Les populations subissent les morts, les destructions, les restrictions et la destruction des infrastructures. Même les sanctions financières adoptées contre la Russie visant quelques oligarques se ressentiront plus sur les plus pauvres, les banques chinoises n’étant pas soumise au système interbancaire SWIFT.

La guerre se fait au détriment des ukrainiens en premier. Leur refuser le drot, voir les moyens de lutter est une absurdité. Mais d’autres éléments laissent à penser que la situation peut s’aggraver. La proposition des USA à la pologne de fournir des avions à l’Ukraine peut être considérer par le président russe comme un acte de guerre.2 Si cet enchaînement d’évènement se produit, la pologne, membre de l’OTAN, se retrouverait en guerre contre la Russie. L’apocalypse nucléaire aurait probablement lieu.

Le désarmement, particulièrement nucléaire, et des complexes militaro-industriels est capital pour assurer la paix. Le seul moyen reste un désarmement international de tout les pays. J’ai bien conscience que cet objectif reste un lointain. Ces moyens de défenses nécessaires à l’Ukraine doivent être fournis face aux exactions russes. Mais ces armes sont destinées à une défense des populations et non leur exploitation par un système de mise sous tutelle intellectuelle et de défense extérieure.

La paix est toujours un objectif. Celle-ci ne doit pas se penser au détriment des populations, tant ukrainiennes que russes. Les responsabilité restent du coté des politiques et seront probablement difficiles à définir derrière les raisons d’État des différents belligérents. Reste qu’aujourd’hui, les principales victimes sont ukrainienne pour cette guerre européenne et qu’ailleurs, comme par la guerre menée au Yemen par l’Arabie, les victimes doivent être accueillies et protégées.

Le 10/03/2022

Fabien Micolod

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01 février 2022

Les folies du budget d’un Président en campagne.

Je sais que beaucoup d’économistes me contrediront, mais sur ce sujet, j’ai l’opinion qu’un État qui a dépassé les 100 % de dette du PIB du pays est en faillite. La multiplication des « shut down » aux États Unis depuis que ce taux est dépassé me démontrent qu’un certain nombre de députés et sénateurs américain ressentent la même problématique. Cette procédures entraîne la suspension de tout les financements et salaires fédéraux, y compris ceux des députés, sénateurs et de l’administration présidentielle. Le sujet n’a que peu été médiatisé.

Je me suis imaginé de système en France, vu que ce taux a été dépassé en 2019. Combien de temps tiendrait la France sans mouvement social majeur si l’ensemble des subsides de l’État ne paient plus les indemnités et salaires des policiers, gendarmes, hauts et classiques fonctionnaires, les militaires, les ministres ne les touchaient plus leurs indemnités et salaires ? Je serais peut-être surpris. Mais j’ai tendance à penser que rapidement le système centralisé s’effriterait et ne pourrait assez rapidement serait incapable de répondre aux urgences.

Pourtant, dans ce contexte financier plus que précaire, Emmanuel Macron se fait un consul romain en campagne. Dans la République romaine, les candidats distribuaient des sommes de numéraires ou des aides matériels aux électeurs. En France, le budget prévoit d’aider environ 38 000 000 de français avec 100 € pour aider à payer l’énergie face à une inflation mondiale. De plus, une autre aide de 100 € pour les plus pauvres est prévue.

Le contrôle du prix de l’électricité a toujours été aussi un moyen électoraliste en France. La majorité du capital d’EDF appartient à l’État. Le prix de l’électricité vendu est inférieur à son prix de production depuis des années. Cela a 2 effets. La dette de l’entreprise monte sans cesse et met en danger la santé financière de l’institution. Le prix de l’électricité nucléaire est sous estimé et est donc considéré comme une énergie d’avenir. Le maintien artificiel actuel du prix de l’électricité empêche le remboursement de la dette d’EDF. Et c’est surtout une limitation des prix destinée à éviter une flambée des prix de l’électricité à quelque mois de l’élection majeure.

Ces divers éléments, je les ressens comme un achat de voix massif. Bien sûr, un acte issu de la représentation nationale ne peut-être que contredit par le Conseil d’État ou le Conseil Constitutionnel. Mais il y a peu de chance que des institutions qui sont choisis par le parlement avec la pression de l’Élysée refuse des ajustements économiques qui ne sont pas nouveau quand il s’agit d’élections. Les cadeaux fiscaux et monétaires surgissent souvent à l’approche particulièrement celle centrale en France de la présidentielle.

Ces cadeaux seront remis en cause après l’élection. La dette de la France et d’EDF est trop profonde pour que les impôts reste si bas. Ce seront probablement les plus pauvres qui paieront la plus grande part de cette politique clientéliste avec la TVA. Une fois encore, la privatisation des entreprises et des infrastructures appartenant à l’État, sauf EDF dont personne ne voudra au vu de sa situation financière.

Le vote ne doit pas être lié cette politique.

Le 01/02/2022

Fabien Micolod

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12 septembre 2021

Afghanistan et Mali, parallèles et différences.

Les USA ont perdu à leur tour une guerre en Afghanistan après l’URSS. Les raisons sont multiples et il reste difficile d’en faire le tour. Rappelons qu’après l’attentat Al Qaida contre les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001 est à l’origine de l’intervention militaire américaine. Présentée comme une intervention pour créer un état et une croisade contre l’axe du mal, les effets s’en sont faits ressentir au niveau international. Le coût tant en argent qu’en conséquences politiques se feront sentir pendant encore des années.

L’échec est multiple. L’état afghan, financé avec des centaines de milliards de dollars, s’est effondré avant même le départ total des soldats américains. Le président en place à ce moment-là s’est enfui avec des véhicules pleins d’argent. Ce qui montre que cet état construit sans contre-parties était un état fantoche et corrompu. Le système politique n’était que la courroie de transmission des positions du président US par l’intermédiaire du pentagone. L’absence de dialogue et de consultation de la société civile constituait un point d’achoppement d’imposer à minima un état de droit moderne.

De plus, face à une société rétrograde, les USA ont justifié des actes et des personnes plus que contestables. La prison de Guantanamo et les tortures qui y ont eu lieu n’ont jamais prouvé leur efficacité. Le recrutement par les US de personnalités douteuses pour combattre les talibans ont été autant d’aveuglement qui ont contribué à l’échec final. Le manque de vision politique intégrant les habitants du lieu amène une absence d’implication de la population afghane.

Ainsi, le financement détourné par la corruption a bénéficié aux mafias. La production du pavot est devenu une source de revenus aux combattants. De plus, le retrait précipité et mal pensé du retrait des troupes a permis aux talibans d’accéder à une partie du matériel militaire américain. Malgré une politique de destruction des infrastructures militaires et politiques des talibans, ainsi que d’une politique d’assassinats ciblés, la majeure partie de l’idéologie de l’idéologie n’a pas changé depuis 2001. Le mouvement taliban se retrouve renforcé militairement voir peut être financièrement. Ainsi, on pourrait considérer que l’intervention des US ont eu un effet contre-productif au regard de leurs objectifs annoncés, construction d’un état moderne, voir démocratique et d’un recul de l’islam wahhabite. L’échec est patent.

L’intervention française au Mali se situe dans une perspective différente. Si un certain nombre d’attentats ayant été commis au nom de l’islam en France, les liens avec le Mali ne me sont pas connus, voir sont de fait inexistants. La situation du nord Mali, chaos politique et diffusion d’un islam de combat, a beaucoup de causes, dont il serait difficile de décrire ici la totalité. Mais un résumé peut essayer de faire comprendre les causes de cette situation dégradée.

Les causes internes se comprennent par la géographie du Mali. Le pays pourrait être assez arbitrairement séparé entre le nord et le sud du Niger. De fait, deux mondes se côtoient. Un sud avec un climat humide, où les structures urbaines et administratives existent. De l’autre les structures sociales sont à peine financée au nord et où le désert règne. Le pouvoir centralisée « à la française » du pouvoir politique empêche toute adaptations au particularités des populations, dont l’histoire ethnique accroît les tensions. Sans revenir sur la colonisation et des frontières, ni sur le système de la françafrique, l’histoire a engendré un système politique corrompu et désintéressés des problèmes politiques et sociaux des lieux d’intervention de l’armée française. Les pays concomitants sont à minima des régimes autoritaires, voir des dictatures. Tel pourrait être un aperçu géographique du nord Mali.

Là aussi je ne peux faire le tour des raisons qui ont entraîné la prise de Tombouctou par les djihadistes. La plupart des analyses que j’ai lues ou entendue souligne le rôle de la chute de Mouammar Kadhafi et de la diffusion de son arsenal à des groupes mafieux dont certains avaent déjà des motifs religieux. Le financement et la formation des imams par l’Arabie Saoudite et le Qatar, ainsi que les financements de groupes permis une diffusion rapide d’islam conquérant. L’absence de structures de pouvoirs de proximité et les intrigues de palais du sud Mali empêcha toute prise en compte.

Parmi les erreurs que n’ont pas commis la France, il y a la torture. Contrairement aux US, nous n’avons pas justifié la barbarie au nom de la lutte conte la barbarie.

L’intervention pour officiellement avait pour mission de chasser les djihadistes des grandes villes du nord Mali. Cet objectif a été atteint. La mission s’est transformée et d’autres objectifs plus ou moins clairement définis, mais jamais clairement médiatiser. Le manque d’engagement des pouvoirs maliens est patent. La tentative de former une force régionale sous la forme du »G5 Sahel » est un échec. Là encore, la corruption explique partiellement cet échec, les militaires étant souvent soit sous payer, soit victimes de détournement de la hiérarchie.

De plus, les derniers évènements ont encore complexifié la donne politique. Le pour voir issu du nouveau coup d’état au Mali a une vision différente des relations à avoir avec le nord du pays que celle promue par la France. La mort d’Idriss Deby, peut-être tué avec des armes françaises fournies au maréchal Haftar, amène un pouvoir fragilisé au Tchad et rend l’allié le mieux formé militairement instable malgré la succession du fils Deby. De plus, cette alliance pose un problème autre, au vu du comportement de l’ancien président envers les populations. Le chaos politique s’est aggravé et les responsabilités de la France facilitant la diffusion de doctrine extrême est difficilement évaluable au vu du manque d’informations publiques.

Le refus de notre actuel président de la République avec les divers groupes, aux objectifs parfois contradictoires, empêche d’envisager de construire des alternatives avec les personnes sur place à une reconquête rapide des mêmes groupes reconquièrent rapidement les postions au lendemain de la fin de l’intervention militaires. L’absence de dialogue et de construction d’alternative laisse dubitatif sur l’amélioration de la situation politique et sécuritaire.

Il reste la question de la peine de mort administrative. Si la France a théoriquement aboli la peine de mort, l’intervention des opérations spéciales pour homicides, ainsi que les bombardements, posent des questions d’efficacité. Non que les cibles ne soient pas atteintes. Mais le risque existe d’erreurs et d’actions contre-productives. Ce type d’actions détruit les structures préexistantes, quels soit économiques ou sociales. Le danger existe que ce soient contre-productif face à des systèmes sectaires et totalitaires.

Le problème reste le flou des objectifs et l’inconstance des autorités françaises envers les différents groupes présent sur place. Ce manque de vision politique et l’absence d’implication de la population, la corruption des armées africaines et le manque d’intérêt des autorités politiques du sud laisse entrevoir un vide politique après le départ de la France du pays. Ce retrait a peu de chance de s’effectuer sans un retour des forces religieuses. Les problématiques sont toujours là, instabilité de la Libye, présences de régimes autoritaires ou peu stables aux frontières, pauvreté, absence de structures administratives et d’éducation. Ce qui laisse peu d’autres possibilités que le retour des groupes mafieux religieux qui avaient La question de la confiance dans les autorités militaires est aussi une question.

La solution militaire pour résoudre une situation issue de la corruption, de la pauvreté et de l’absence de toutes structures et tout engagement politiques et financiers des administrations du sud semble totalement inadaptée. Les tensions ethniques issue des tracés européens des frontières africaines et particulièrement du Mali ont trouvé avec la religion un moyen facile de conquérir le pouvoir sur les âmes. Les solutions sur le terrain ne peuvent être imaginées qu’avec les populations du terrain. Le développement économique pour proposer un avenir plus sain qu’un discours dictant le retour au VIIe siècle nécessite des professeurs, des médecins, des entrepreneurs, autant de choses qui n’ont pas été même pensées. Ce n’est pas sur décision du président français que tout les problèmes qui ont été engendrés par une situation complexes.

Le départ de l’armée française risque fort de ressembler à la débandade américaine. Les armées du G5 Sahel risque de se désengager rapidement. La corruption et de manque de formations des armées, ainsi que du faible intérêt tant des pouvoirs politiques des états dont sont issus les armées ainsi que de la faible implication des soldats dont les payes sont faibles et parfois détournées et le lieu de provenance à peu à voir avec le nord Mali sont autant de raison de penser que les groupes para militaires, mafieux et religieux reprendront la place qu’ils ont perdis de puis 2012.

Il n’existe pas de solution à long terme. Surtout, les progrès, s’ils peuvent être espérés, ne peuvent être envisagé sans un dialogue avec les populations. Le problème des frontières serait d’une difficulté sans fin. Il faut à minima une décentralisation de l’état malien, avec des pouvoirs et des fiscalités directes pour développer des infrastructures économiques et sociales hors d’un extrémisme religieux.

En conclusion, comme vous avez pu constater, ce texte ne propose pas de solutions simples et imposées de l’extérieur. Je ne fais que souligner que l’absence d’objectifs clairs et circonscris bloque toue stratégie efficace. Si l’intervention française au Mali peut sembler une réussite tactique, son efficacité politique reste plus que douteuse. Sans évolutions sociales et économiques, aucune garantie sur le recul de la présence de groupes visant à établir leur dictature religieuse ne peut être amener.

La défaite est presque certaine et je l’ai pensé dès le début. Si les interventions ponctuelles et secrétés, non tant que les actuelles soient publiques et transparentes, rien ne garantit que cela garantisse la sécurité des habitants. Reste un dernier problème qui n’est pas abordé. Contrairement à ce qui est dit par un de nos ministre actuel, Mr Jean-Yves Le Drian, les frontières de l’Europe ne sont pas au Sahel. Le coût de l’intervention militaire n’est pas connu et il n’est pas démontré que cela contribue à la confiance de nos alliés en la pertinence de la stratégie militaire française ni à la sécurité de l’Europe face à une attaque militaire.

J’espère avoir tort et que le retrait des armées françaises se fera sans accroc. Je souhaite que la situation économique, sociale et éducationnelle du nord Mali s’améliore. Mais au bout de 9 ans d’interventions, la situation semble plus atomisée et plus incertaine sur le terrain. Ceci ne peut être présenté nicomme une victoire, ni même une réussite.

Le 12 Septembre 2021

Fabien Micolod

01 juillet 2021

La cinquième République en état de mort cérébrale ; Dénis, déresponsabilisation et enjeux.

Les résultats des élections régionales et départementales sont tombés. Le taux de mobilisation en est la principale en est l’abstention. Avec environ deux tiers du corps électorale, la question de l’état du système politique paraît nécessaire. Cette désidéologisation au nom d’un soit-disant pragmatisme néo libéral laisse pantois. La récupération des discours d’extrême droite sur la sécurité et l’économie à droite, voir à gauche, a servi à instiller l’idée de l’inutilité des élections en général. Le centralisme et la décision quasi solitaire du président de la République a montré le peu de marge qu’ont les exécutifs locaux.

Les réactions sont un premier indice des problématiques posées. La plus importante reste celle du gouvernement, un déni total de sa responsabilité dans le délabrement des institutions et de sa responsabilité dans l’abstention. Les visites du président de la République dans les régions ont détourné l’attention des questions propres aux enjeux politiques propres à ces exécutifs. Au niveau des discours, ces élections étaient présentés comme un avant propos de celles présidentielles, laissant entendre l’inutilité de ces élections.

Mais les dénis continuent. L’échec de la distribution des professions de foi semble oublié. Le pourcentage de ce manque reste inconnu. Mais c’est aussi le refus d’assumer un échec dont les responsabilités sont pourtant claires. L’exécutif se doit d’organiser les élections. Les procédures de désignations des distributeurs des professions de foi n’ont pas été interrogé. Pour l’instant, et il se peut que cela évolue, je n’ai pas entendu d’enquête parlementaire. Les responsabilités sont donc diluées dans un discours qui cherche à dédouaner l’exécutif présidentiel et ministériel de toute charge. Pourtant, la question reste valide.

Le refus de considérer le problème dans sa complexité et dans sa gravité. La prééminence de l’exécutif présidentiel efface toutes les autres problématiques de proximités. La promenade résidentielle et le lancement sous-entendu de la campagne présidentielle a fait oublier les responsabilités et les pouvoirs territoriaux. Et un certain nombre de vainqueurs des élections locales ne voient plus que le destin national qui n’est considéré que comme le seul ayant une possibilité d’action. Ce discours décrédibilise la politique locale. Ce n’est pas seulement un désintérêt des citoyens, comme l’affirme aujourd’hui le premier ministre Jean Castex, c’est aussi le désintérêt médiatique et politique des élus et médias centraux.

Les solutions sont dans un consensus large qui ne peut être celui d’une simple approche technique et encore moins d’une centralité de la décision. Et cela nécessite plus qu’une consultation formelle. Le pouvoir du président de la République et sa primauté doit s’en retrouver affaibli, même si la quatrième République a démontré la nécessité d’une boussole pour affronter les difficultés. Mais la centralité du pouvoir, sa position de chef des armées et ses pouvoirs de nominations empêchent un nouvellement tant du personnel de la haute administration qu’un vrai poids des collectivité territoriale. Ce n’est pas vers une simple décentralisation et déconcentration des pouvoirs, mais un vrai fédéralisme qui rapproche le pouvoir politique des citoyens.

La remise en cause de la primauté de la présidence et de l’exécutif est l’un des plus graves problèmes de la cinquième République. Le problème est la concentration des pouvoirs dans les mains d’une seule personne et surtout, l’absence de contre-pouvoirs. Bien sûr, les pouvoirs législatifs et judiciaires ont une certaine autonomie. Mais la désignation des principaux juges, constitutionnel et conseil d’État par le gouvernement empêchent une séparation effective des pouvoirs. Et le fait que malgré un article l’envisageant, la destitution du président de la République ne soit pas définie est problématique. Que faire si demain un autre Paul Deschanel accède au pouvoir et qu’il s’y accroche malgré des difficultés réelles ou un empêchement. Théoriquement, le président du sénat doit remplacer le président de la République en cas d’empêchement sanitaire ou d’incompétence. Les précédents présidents ont démontré que même l’incapacité à gouverné n’empêchait pas le maintien à la présidence. Je pense ici à Georges Pompidou, dont les derniers mois furent une longue chute, au cancer de François Mitterrand, qui amputa sa présence de plusieurs mois, ainsi que de Jacques Chirac qui fut miné après un accident vasculaire cérébral. Car s’il faut une preuve que les président se sentent au dessus des lois, ces faits en sont une preuve.Et je pense aussi à Emmanuel Marcon qui a été empêché deux semaines par le coronavirus.Même la loi fondamentale ne s’applique pas sur eux. Et ceci est dangereux.

L’autre grand problème, c’est l’empilement des différentes structures administratives et décisionnaires. Pour les communautés de communes et métropoles l’absence de représentativité démocratique est révélateur. Les communes ont perdu des pouvoirs au détriment de ses structures administratives, mais sans que la sanction démocratique s’y applique. Ce manque de démocratie au nom d’une efficacité technocratique, mais aussi pour des raisons présentées comme d’économie financière montre ses limites face aux évaluations après leur mise en place. De plus, ce mouvement s’est accompagné d’une privatisation des services publics comme le ramassage des ordures, souvent au détriment des finances publiques et des citoyens.

Ces différents points sont autant de raisons qui limitent l’intérêt des élections pour les citoyens. Les discours des politiciens déniant leurs propres responsabilités dans des procédures ou ils sont légalement primo-intervenant, la difficulté à identifier les administrations et les pouvoirs responsables, ainsi que les avantages des entreprises sur le bien commun limitent l’engagement politique et donc les raisons objectives de voter. Un encagement devient nécessaire avant que le système ne s’écroule sur lui-même. Ce changement ne se fera soit que par le peuple et pour le peuple, soit par une femme ou un homme qui se présentera comme providentiel à son propre avantage. Face à ce défi historique, il faut se placer.

Je choisis la voix du peuple.

Le 01/07/2021.

Fabien Micolod