Gaspard Glanz, journaliste indépendant, a été arrêter pour un doigt d'honneur à un policier. Après une garde à vue de 48 heures qui, selon ses dires, à été musclée, il a été interdit de présence à Paris pour les prochaines manifestations. Ce pseudo jugement n'est pas motivé par des éléments de droit. Voilà pour les faits. Ils sont parlants. Après une comparution immédiate, procédure que je dénonce dans tous les cas et que je refuse de considérer comme un procès ou même un acte de justice, il se retrouve interdit d'exercer son travail. S'il est permis de critiquer l'angle de ses reportages, d'être ou non en accord sur la façon de traiter les sujets qu'il choisit, la pluralité des points de vue est nécessaire à un débat réellement démocratique. Il semble que cette décision soit plus motivé plus par la loi dites « État d'urgence » et son article 5 qui permet d'entraver la circulation d'individus que par le simple outrage agent. Le terme radicalisé, utilisé pour les criminels dit terroristes, est utilisé pour les gilets jaune, aboutissant à l'utilisation de cette loi pour tout acgte dérangeant le pouvoir.

J'ai pointé les problématiques de cet état d'urgence dans le droit commun en soulignant l'absurdité de la proximité de ces termes contradictoires. Mais que cette loi soit utiliser pour contrôler la circulation des opposant et potentiellement,réellement dans ce cas l'information, si cela restait prévisible dans l’esprit de la loi, cela n'en reste pas moins des méthodes anti républicaine et anti démocratique, ou pour le dire autrement, des méthodes d'extrême droite. La plupart des observateurs ont souligné l'isolement de Mr Macron, sa tendance à décider de manière autoritaire et solitaire, son manque d'écoute. Des événements et des lois laissait craindre une dérive qui s'est concrétisée de plus en plus depuis Mai dernier, début d'une crise, ou, si les manifestant ne portaient encore des gilets jaunes, ceux-ci se plaignaient de l'aveuglement et du manque d'examen des demandes d'une grande partie des français. De mon point de vue, le mouvement des gilet jaunes ne dure donc pas depuis 23 semaines, mais depuis bientôt plus d'un an.

Cette dérive d'ailleurs du pouvoir exécutif et judiciaire été déjà en place. L'affaire Benalla, affaire de violence sur personnes, n'a toujours pas été jugée, alors que les victimes de ce monsieur, elles, ont déjà eu le droit à un procès et condamné à 500 euros d'amende. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, plusieurs centaines ont été condamné « avec la plus grande fermeté », démontrant par là la soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif, ce qu a toujours été un problème démocratique au sein de la cinquième République. Pire, aucune enquête sérieuse et indépendante n'a abouti sur les gardiens de la paix ayant abouti à des mutilations de citoyens. ,qu'il conviendrait mieux de nommer dans ces cas là force de répression. Être victime de violence policière para policière semble donc signifier être forcément coupable.

La fin de cette République et les convulsions qui accompagnent ce déclin républicain et démocratique va probablement durer, puisque aucune femme et auu homme politique ne pointe réellement le dysfonctionnement grave des services et des pouvoirs de la Présidence, de la République, malgré un rapport du Sénat qui ne tire pas conséquence de ses propres analyses. Quelles que soit les annonces du président, il est fort peu probable qu'il remette son propre pouvoir et ses propres décisions en cause. Ainsi, mon hypothèse que même si le mouvement des gilets jaune fini, il renaîtra sous d'autres formes, jusqu'à ce que la cause premières soit traitée, soit l'extrême verticalité du pouvoir jacobin présidentielle, avec ses passe-droits, et sa tendance à écrasé par la force si nécessaire toute protestation, et peut-être bientôt opposition.

Le 24 avril 2019

Fabien Micolod